Démarrer avec Google Tag Manager, les conseils de Jimenez

par

Chaque nouvel outil de mesure ou de publicité réclame l’ajout d’un bout de code dans votre site. Au troisième, vous appelez votre développeur pour la troisième fois. Au sixième, plus personne ne sait ce qui est installé ni pourquoi. Google Tag Manager existe pour mettre fin à cette accumulation et pour rendre la main à ceux qui n’écrivent pas de code.

Un intermédiaire entre votre site et vos outils

Le principe est simple. Vous installez une seule fois un code sur votre site : celui du gestionnaire. Ensuite, tous les autres outils s’ajoutent depuis une interface, sans jamais retoucher au site.

L’intérêt dépasse le confort. Vous gagnez un historique des modifications, la possibilité de revenir en arrière, un mode prévisualisation pour tester avant publication, et une vue centralisée de ce qui tourne réellement sur vos pages. Le site www.jimenezjulien.net insiste sur ce dernier point, et l’expérience le confirme : sur un site un peu ancien, l’inventaire des balises réserve presque toujours des surprises des outils abandonnés depuis des années qui continuent de charger et de ralentir les pages.

En contrepartie, il faut accepter une couche supplémentaire à comprendre. Le gain devient net dès trois ou quatre outils installés.

Trois notions, et c’est tout

La balise est ce qui s’exécute : un code de mesure, un pixel publicitaire, un script de chat.

Le déclencheur indique quand l’exécuter : à chaque page, au clic sur un bouton, à l’envoi d’un formulaire, après un certain défilement.

La variable apporte l’information dont la balise a besoin : l’URL de la page, le texte du bouton cliqué, la valeur d’une commande.

Tout le reste n’est qu’une combinaison de ces trois éléments. Une fois cette grammaire assimilée, l’interface devient limpide.

Les cas d’usage de base

Quatre configurations couvrent la majorité des besoins d’un site de vente ou de contenu.

Poser votre outil de mesure d’audience sur toutes les pages. C’est le premier réflexe, et le plus simple.

Suivre les clics sortants vers un partenaire, une place de marché, un revendeur.

Mesurer les envois de formulaire, en déclenchant sur l’affichage de la page de confirmation ou sur l’événement d’envoi.

Suivre les clics sur un numéro de téléphone ou une adresse e-mail, en ciblant les liens commençant par tel: ou mailto:.

Chacune se met en place en dix minutes une fois le vocabulaire acquis.

 

La discipline de nommage et de versions

C’est ce qui distingue un conteneur exploitable d’un conteneur abandonné au bout d’un an.

Adoptez une convention explicite : GA4 - Page vue, GA4 - Clic téléphone, Meta - Pixel base. Le type d’outil, puis la fonction. Vous vous en féliciterez au bout de trente balises.

Utilisez systématiquement le mode prévisualisation avant de publier : il vous montre, en direct, quelles balises se déclenchent et lesquelles restent muettes.

Enfin, décrivez chaque version publiée en une phrase. Le jour où quelque chose casse, vous saurez quoi annuler et l’annulation prend cinq secondes.

Quand ce n’est pas la bonne solution

L’outil ne convient pas à tout, et il vaut mieux le savoir avant.

Les balises critiques pour l’affichage de votre page gagnent à rester dans le code source, pour des raisons de performance. Les scripts très lourds ajoutent de la latence quelle que soit leur méthode d’installation. Et si vous n’avez qu’un seul outil à poser, la couche supplémentaire ne se justifie pas.

Dernier point : un conteneur mal maîtrisé peut ralentir un site autant qu’il l’allège. Faites le ménage une fois par an, et supprimez sans état d’âme les balises dont plus personne ne sait à quoi elles servent.

Articles Similaires